Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 19:17

 

                                     *Shooting Room (Espace drogués).     

 

 

                      Face au problème de la drogue, les pouvoirs publics vont

enfin intervenir. Cela part d'un bon sentiment puisqu'il s'agit de  la lutte

contre la contamination des drogués par le SIDA.

 

                      En effet, les drogués -qui sont des victimes- exerçent leur

prise de stupéfiants dans des conditions mortifères car les seringues

utilisées le sont souvent plusieurs fois. Mais ce n'est que la partie visible

de l'iceberg.

 

                       Pour lutter efficacement contre la drogue et les dealers-

qui sont des coupables- il faut s'attaquer à la partie la plus délicate :

la dépendance.

 

                      Si les "shooting room" permettent la prise de drogues

dans des conditions... hygièniques, elles ne règlent pas la dépendance.

Bien au contraire, elles confortent les dealers dans leur entreprise

destructrice en entretenant leur clientèle, sans la soigner. Et donc,

les limites à l'éradication de ce fléau restent intangibles. 

 

                      Le simple précepte de non-assistance à personnes en

danger, en ne soignant pas les victimes pour leur pathologie réélle-

la toxicomanie-ne peut-être proposé par ceux dont la principale

mission est l'ordre et la salubrité publique. 

 

                      Il serait donc plus efficace de créér des centres fermés

suffisamment importants pour accueillir ces victimes et les soustraire

une bonne fois pour toutes au commerce de leurs bourreaux. 

 

                      Cela pourrait très bien se passer en province, dans des

espaces ayant des médecins locaux- l'autre avantage serait le maintien

d'unités médicales de proximité. Pour administrer de la méthadone, il

n'est pas nécessaire d'être une sommité médicale comme le docteur

Olivenstein.

 

                      Le trafic de drogue vit avant tout de ses victimes. Si celles-

ci disparaissent du champ d'action des dealers, que feront-ils pour en

recruter de nouvelles ? Ils feront des promotions sur leurs produits ?

Ils piqueront de force de nouvelles victimes ? Peut-être ! Mais, la

raréfaction de la demande ruinera le marché. L'écoulement deviendra

si difficile que les prix s'envoleront et les narco-trafiquants chercheront

d'autres zones moins protégées avec un potentiel plus facile à assujétir.

 

                      Afin que nos voisins européens ne stigmatisent pas une

méthode qui rejetterait chez eux un problème de santé publique, il serait

préférable que ce style de lutte soit étendu au reste de l'Europe. Car on

retrouve l'argent de la drogue à divers niveaux : blanchiment, trafic 

d'armes et surtout terrorisme comme en Afghanistan.

 

                      Vu les enjeux colossaux, les petits moyens du genre

cataplasme sur des jambes de bois ne sont plus de mise.Où alors,

s'il s'agit d'une opération de com' supplémentaire, il ne faudra pas

se présenter en 2012 en disant qu'on veut enfin reconnaître "les droits 

des victimes". 

Par Size WARD - Publié dans : Une certaine idée de l'Europe - Communauté : Ecologie et Environnement
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